29/01/2008

VICTOR HUGO

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Vous qui ne savez pas combien l'enfance est belle,
Enfant ! n'enviez point notre âge de douleurs,
Où le coeur tour à tour est esclave et rebelle,
Où le rire est souvent plus triste que vos pleurs.
Votre âge insouciant est si doux qu'on l'oublie !
Il passe, comme un souffle au vaste champ des airs,
Comme une voix joyeuse en fuyant affaiblie,
Comme un alcyon sur les mers
.
Oh ! ne vous hâtez point de mûrir vos pensées !
Jouissez du matin, jouissez du printemps ;
Vos heures sont des fleurs l'une à l'autre enlacées ;
Ne les effeuillez pas plus vite que le temps.

Laissez venir les ans ! Le destin vous dévoue,
Comme nous, aux regrets, à la fausse amitié,
A ces maux sans espoir que l'orgueil désavoue,
A ces plaisirs qui font pitié.

VICTOR HUGO

19:21 Écrit par PENELOPE dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Ne sommes nous pas de grands enfants ... Ayant perdu notre insouciance et vivotant selon nos humeurs, nos joies et tristesses, nous accrohant par trop longtemps à ce qui nous morfond dans notre for intérieur ? Si l'on pouvait plus aisément aérer notre coeur et notre âme, ne serions nous plus heureux ? Mais il s'agit d'un exercice mental hyper compliqué ...
Je te fais de grosses bises Pénélope et ai laissé un com' sur ton post me concernant...
Merci encore ma tendre et douce Pénélope.
Jean-Pierre

Écrit par : L'enthousiaste | 29/01/2008

L'enfance L'âge de l'insouscience comme on dit.....
Mais à vrai dire je pense que chaque âge connait ses moments de bonheur et de tristesse,mais notre mémoire est quelquefois sélective et n'a dû garder que le bon moment des choses....
Douce Soirée Pénélope...
Je t'embrasse très fort...

Écrit par : Manous | 30/01/2008

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